Vente Alde
Vente du Mardi 20 octobre 2009
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Lot 16 : *[Alexandre II]. Catherine Dolgorouki. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg]
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[Alexandre II]. Catherine Dolgorouki. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg] Mercredi 17/29 novembre 1871 à 6 h. 1/4 du soir (n° 307), au Tsar Alexandre II (qui a noté en tête la date de réception) ; 4 pages in-8.
Lettre de Katia sur sa grossesse et sa crainte de mourir en couches (son fils Georges naîtra le 30 avril 1872). Elle vie nt de recevoir la lettre du Tsar. « Je savais bien que notre bonne journée d'hier nous laisserait la même delicieuse impression, et j'adores comme toi á nous reposer et jouïr comme des fous que nous sommes. Je suis contente pour toi de mon appetit qui certes ne peut me faire que du bien dans mon etat [Katia est enceinte]. Pardonnes moi d'avoir pleuré hier, mais que veux tu c'est parce que je t'aimes et que je penses à toi, que je ne voudrais pas mourir sachant combien le sentiment de se voir d'un coup ainsi dire plongé pour toujours dans un abime de tristesse et de tout ce qu'il y a au monde de plus triste et se dire que notre vie c'est en allé avec l'être adoré, est affreuse et peut nous rendre fou. Mais ce qui au moins est consolant c'est la persuasion que j'aurais emporté, que tu n'aimeras personne et que tu te conserveras pour moi, et que rien ne te ferais oublier les devoirs que tu remplirerais pendant ma vie. Tu n'es pas capable de te consoler apres ma mort et ta conscience ne te permettera jamais de me tromper apres ma mort mais au contraire tu tienderas doublement à te conduire irresprochablement et ne rompre en rien nos liens sacrés. Mais je ne veux pas mourir oh ! mon Dieu benissez mes couches et conservez nous l'un pour l'autre. Certes tu as raison de dire que chacun de nous peut mourir et que ce n'est pas une raison de s'imaginer que je mourreais en couches. Dieu ne nous affligera pas en nous separeant […] Je comprends que cela nous a doublement couté de nous separer apres une conversation si triste nous qui auraient voulu ne plus nous quitter. Cela deborde en nous plus que jamais et nous sommes plus fous que jamais l'un de l'autre et je sens que tu soupires de ne pas me voir arriver au lieu des autres dames […] Jeudi 18/30 Nov. 1871. à 10 h. du matin. Bonjour cher ange je t'aimes et cela deborde en moi terriblement. J'ai tres bien dormis et me suis reveillé plus folle amoureuse que jamais de toi »...
















