Vente Alde
Vente du Mardi 20 octobre 2009
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Alde - Paris
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Lot 13 : *Alexandre II. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg]
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Alexandre II. L.A., S.P. [Saint-Pétersbourg] Mercredi 21 février/4 mars 1868 à 4 h. 1/2 après midi (N° 50), à Catherine Dolgorouki, « Katia » ; 4 pages in-8 au chiffre N couronné.
En rentrant chez lui, il a « trouvé tant de paperassses à lire que ce n'est que maintenant que je puis enfin reprendre mon occupation favorite. Je me sens triste au possible de cette journée perdue pour nous, quant à mes pensées je n'ai pas besoin de te dire, cher Ange adoré, qu'elles ne t'ont pas quittées d'un instant ». Il a été tout le temps seul à la chasse : « aussi j'en ai profité pour faire des chateaux en espagne et me sentais hanté par tout ton cher être que j'adore [...] par mon adorable lutin [...] La chasse a bien reussi, 4 élans tués, et le temps fut assez agréable, car dans le bois on ne sentait pas le vent. A diner, où la société fut assez animée, j'ai eu pour voisin Reuss [le prince, ambassadeur de Prusse], qui n'a pas pu s'empêcher de perdre contenance, quand je lui parlais de ma rencontre de l'autre jour, ainsi que de la question que je lui fis, après qu'il m'avait dit qu'il avait été voir les Japonais hier soir [...] tout cela se passa à demi-voix, de sorte que personne n'a pu l'entendre et qu'on aura cru que nous parlions de sujets politiques fort graves. […] Oh ! cher Ange, crois moi que je ne comprends que trop le sentiment d'ennuie que tu éprouves de te sentir seule dans ton lit, car je le partage en entier avec toi, et l'obligation de devoir me coucher, autrement que je ne l'aurais voulu, me pèse plus que je ne saurais te l'exprimer, - mais que veux-tu je suis obligé de le supporter pour ne pas éveiller des soupçons et surtout maintenant. - Avec cela tu peux être tranquille, car l'idée de devenir une ?? ? ne me vient plus en tête, excepté quand je pense à l'être chéri dont je suis le bien et qui a seul le droit de faire de moi ce qu'il veut. Oh ! ce que j'aurais donné pour me retrouver dans cemoment dans tes bras et jouir comme hier de nos bingerles. J'en ai la râge au point de ne savoir que devenir. Hélas ! il faudra patienter jusqu'à demain soir »... Suit un passage en russe, où Alexandre devient tout mouillé en pensant à Katia : « je me sens plus fou de toi que jamais et ne puis plus vivre loin de toi »… Le lendemain matin, il ajoute : « Les expressions me manquent, chère, chère Katia de mon âme, pour te dire comme je l'aurais voulu toute la jouissance et le bonheur que je viens d'éprouver, en lisant ton adorable lettre […] je me sens heureux de t'aimer et d'être aimé par un Ange comme toi, que Dieu m'a accordé pour le bonheur de ma vie. […] Je veux que tu saches seulement que grâce à toi je me sens rempli de notre bon soleil et que tout déborde en moi plus que jamais. Ainsi à revoir à 2 h. et le soir à 8 h. J'ai une telle râge de me retrouver doma, que je ne sais que devenir »…
















